Les totems du lycée Béhal

samedi 5 avril 2014
par  aszczerba
popularité : 14%

Durant
le mois d’octobre 2 marronniers moribonds ont fait l’objet
d’une taille très stricte pouvant paraître, pour
le profane en gestion différenciée ou gestion
naturelle, assez surprenante…

En
effet, depuis quelques années les collectivités
publiques doivent à la fois entreprendre toutes les mesures « 
raisonnables » pour assurer la sécurité des
individus, et favoriser les habitats d’espèces protégées
(dont le bois mort ou sénescent nécessaire à la
survie de nombreux invertébrés et vertébrés
protégés).

Un
arbre mort debout présente au fur et à mesure de sa
décomposition un risque croissant de chute

en
cas de tempête, par contre un tronc ancien peut s’effondrer sur
lui-même.

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En
haut à gauche traces de pic épeiche – coque
de
noisette coincée par une mésange ou un
pic.



À
chaque étage et état de dégradation d’un tronc
mort, l’arbre continue d’abriter et de nourrir une faune
considérable, qui contribue au bon recyclage de la matière
organique. Les arbres sénescents, comme les bois-morts encore
debout ou couchés au sol ont un intérêt
écologique majeur pour la biodiversité :


En
tant qu’habitat irremplaçable pour une multitude d’invertébrés
contribuant au processus de décomposition du bois, communautés
fongobactériennes, oiseaux, mammifères (dont
chauvesouris), reptiles et amphibiens.



En
tant que source (directe ou indirecte) de nourriture pour ces
espèces, et indirectement pour leurs prédateurs.


En
tant qu’élément important du cycle du carbone dans
l’écosystème forestier, et source d’humus.

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Voici
quelques exemples de la faune et de la flore pour illustrer l’intérêt
de l’Arbre Totem.


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Les
Champignons de la communauté des saproxyliques
(mo
t
barbare désignant ceux consommant le

bois
mort ou vivant dessus en épiphytes) et qui sont en forte
régression dans les forêts où la sylviculture ne
laisse plus que peu de place pour les arbres anciens et les gros bois
morts.

Les
champignons consomment le bois mort et sont eux-mêmes consommés
par des invertébrés.

Les
invertébrés sont la majeure partie des espèces
et représentent l’essentiel de la biomasse

animale
sur la terre et dans les eaux d
ouces et marines. Protéger
les vieilles forêts riches en bois mort est en effet
primordiales pour la survie des espèces saproxyliques.

Les
espèces (animales, fongiques et végétales)
inféodée à la présence de bois mort
comptent parmi les plus menacées et notamment les invertébrés.

Les
principales causes de leur disparition sont la disparition des forêts
anciennes naturellement riches en bois mort, et la disparition du
bois mort sur d’immenses espaces urbanisés ou cultivés
en Europe, et peut-être aussi la pollution globale de la
biosphère par les pesticides.

En
climat tempéré, dans une forêt naturelle mature,
« vierge » d’exploitation, 30 % environ du bois est
mort. Et chaque tonne de ce bois mort nourrit plusieurs tonnes
d’animaux, de champignons, de bactéries qui étaient
à l’origine des riches sols forestiers conquis par
l’agriculture.


●●●●

La
gestion
des
espaces verts – La Gestion
Différenciée
– discutée et mise en oeuvre par un groupe de travail
(composé de représentants d’association de
protection de la nature, de la Marie de Lens, de Professeurs, de
l’Intendance et des jardiniers de l’établissement),
constituée par de nombreuses techniques respectueuse de

l’environnement
et du paysage, favorisant la biodiversité et réduisant
les diverses nuisances (sonores, polluantes et financière)
propose donc cette méthode dite « naturelle » pour
remplacer l’abattage systématique des arbres dangereux
et favoriser ainsi le retour des espèces saproxyliques.
D’autres techniques pour aider ces espèces existent déjà
sur le lycée.

En
voici quelques exemples photographiques et leurs résidents.

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Le
crapaud commun (Bufo bufo) batracien terrestre, fréquente les
plans d’eau pour s’y reproduit. Il

chasse
les insectes et hiberne sous un tas de pierre, de buche ou dans une
cavité naturelle ou

artificielle
comme un vieux tuyau abandonné.

Le
mulot (Apodmus Syvaticas) ce petit rongeur présent sur le
lycée se reproduit dans les tas de

feuilles
et de branches.

Le
hérisson (Erinaceus europaeus) présent sur le lycée
fréquente broussailles, tas de branches

mortes
et tas de buches où il se reproduit et hiberne durant la
saison froide. Il est omnivore et mange

aussi
bien des restes de repas ou de fruit tombés à terre,
des charognes, mais surtout apprécie

particulièrement
vers et limaces ; une de ses gourmandises est… le lait.


CONCLUSION
PERSONNELLE.


Notre
Mère la Terre (
Maka
en
amérindien) ressemble à une boule à

multiples facettes ;
chacune renvoie un aspect de la vie.

Dans
la vie tout est mouvement, que ce soit la plus petite des pierres,
l’arbre des forêts ou le mollusque accroché à
son rocher. Rien n’est figé sur notre Terre ; elle nous
invite au respect et à l’humilité car elle est
aussi harmonie - une alchimie entre tous les êtres qui la
peuplent…

Les
amérindiens disent « 
mitakuye
oyasin
 » - nous
sommes tous reliés. Nous sommes tous une seule et même
famille et, pour que cette famille ne soit pas en péril, il
est important de traiter avec un grand respect chacun de ses membres.


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Grise
est toute théorie, seul reste éternellement vert
l’arbre de la vie.(
Goethe).



ROBIN
DENOYELLE



Voir aussi :

PDF - 1.3 Mo
A la Ste Catherine
PDF - 262.3 ko
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